Message 7eme semaine de confinement
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Message 7eme semaine de confinement
Nous sommes maintenant dans la 7ème semaine de confinement, chiffre biblique de la perfection et qui signifie cette relation pleine avec les choses de Dieu. L’auteur du Livre de l’Apocalypse y recourt très fréquemment pour décrire symboliquement des réalités divines : les 7 églises d’Asie, les 7 esprits autour du trône de Dieu, les 7 candélabres, les 7 cornes et les 7 yeux de l’Agneau,… La Tradition chrétienne est restée fidèle à ce symbolisme, en fixant à 7 le nombre des sacrements, des dons du Saint-Esprit ou encore le nombre des vertus.
 Chers ami(e)s paroissien(ne)s
 

Nous sommes maintenant dans la 7ème semaine de confinement, chiffre biblique de la perfection et qui signifie cette relation pleine avec les choses de Dieu. L'auteur du Livre de l'Apocalypse y recourt très fréquemment pour décrire symboliquement des réalités divines : les 7 églises d'Asie, les 7 esprits autour du trône de Dieu, les 7 candélabres, les 7 cornes et les 7 yeux de l'Agneau,… La Tradition chrétienne est restée fidèle à ce symbolisme, en fixant à 7 le nombre des sacrements, des dons du Saint-Esprit ou encore le nombre des vertus.


Ce chiffre hautement symbolique n'est-il donc pas un appel pour nous de nous tourner vers les réalités divines tout au long de cette semaine, vers le Seigneur comme l'a été aussi les disciples d'Emmaüs.

 

Nous avons dans ce fameux texte de l'Evangile de saint Luc (Lc 24,13-35) deux voyageurs qui retournent à leur village, ils sont à pied. Ils pourraient être aussi en train, en avion ou en autobus s'ils étaient de notre époque. Emmaüs, n'est-ce pas le début et le terme de toute aventure spirituelle et pastorale ? Un jour, on reçoit un appel et on se met en marche. Pour Cléophas ou son compagnon, ce fut l'invitation à suivre le prophète de Nazareth, « puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple ». Pour d'autres, ce fut d'accepter un ministère dans l'Eglise, celui de catéchiste, de visiteur ou visiteuse de malades, d'animateurs ou animatrices aux messes, et bien entendu la charge de prêtre. Il y eut d'abord une période d'enthousiasme. Les disciples du Christ voyaient les paralysés courir sur l'ordre du Maître, les aveugles guidaient les voyants, et Lazare se relevait du royaume des morts (avant de venir avec ses sœurs sur les rivages de la Provence). C'était le temps du succès, les foules applaudissaient et étaient dans le ravissement.

 

Il y eut aussi le temps où les églises débordaient de fidèles, tous les enfants suivaient le catéchisme, et les finances ecclésiastiques témoignaient d'une brillante santé. On construisait alors dans nos villages et dans nos banlieues de nouveaux lieux de culte. Les artistes et les architectes s'en disputaient la réalisation.

 

Puis la crise est venue. Le grand prophète a été livré, crucifié, rejeté par les responsables et la foule anonyme de Jérusalem. Une promesse de libération retombe à terre telle une poignée de sable, un espoir fou qui n'aboutit pas. De même aujourd'hui, voici des églises que les jeunes ne fréquentent plus et, surtout, cette impression que la vie, la joie, le bonheur, l'avenir, se situent sur un autre terrain, très éloigné de nos paroisses et de nos communautés chrétiennes. Tout cela est encore augmenté et marqué davantage par ce temps d'épidémie et de confinement qui nous sépare irrémédiablement de notre communauté paroissiale.

 

Alors, les disciples anciens et modernes, les premiers croyants et nous les fidèles en 2020, nous pouvons nous interroger : aurions-nous été trompés ? Aurions-nous couru en vain, nous aussi ? Et l'on se retire sur la pointe des pieds, vers la case départ, démobilisés, le visage triste, désabusés par la situation. Nous sommes entrés dans une zone de morosité et de turbulence en profondeur pour ainsi dire !!!

 

Mais voici qu'au milieu de ces propos de désespoir, un étrange compagnon vient nous donner un coup de poing dans l'estomac : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire… » Sans intelligence ? Littéralement : incapables de lire en profondeur et de saisir la signification des événements. Voici des siècles que vous lisez Moïse et les Prophètes. Vous n'avez donc rien appris !!! Pourquoi voulez-vous calquer votre espérance sur celle des entrepreneurs et des banquiers qui évaluent en chiffres rouges ou noirs leur rentabilité ? Le pouvoir et la puissance du Messie, le Fils de Dieu vivant, ne se calculent pas sur l'audimat ou dans les sondages d'opinion. Auriez-vous oublié la logique de la Croix qui implique d'abord de tout perdre pour ensuite tout gagner ? Ne savez-vous pas que le Ressuscité, c'est aussi le Crucifié, celui qui a tout perdu au sens humain ? N'avez-vous pas lu que Dieu choisit ce qui est faible et sans honneur pour convaincre les puissants ?

 

Une longue suite de témoins ont vécu de ces principes et de ces paradoxes depuis Moïse qui, fatigué, traînait vers la Terre promise un peuple misérable qui ne rêvait qu'aux oignons d'Egypte, jusqu'à Mère Teresa ou le bienheureux Jean-Baptiste Fouque qui ont semé des fleurs de résurrection parmi les plus faibles et les rejetés de nos sociétés modernes.

La relecture de notre histoire chrétienne, ancienne et actuelle, pourrait nous rendre courage. Alors, repartons à Jérusalem où la communauté et l'Eglise primitive nous attendent. Il faut rejoindre ces quelques femmes que nous avions commencé par mépriser, mais qui gardent vivante en elles la mémoire du Seigneur ressuscité.

 

Il ne suffit pas de le savoir intellectuellement. Comme Cléophas et son compagnon, il faut encore avoir le « cœur tout brûlant ». L'aventure de la foi comme par une expérience d'amour : « Pierre, m'aimes-tu ? » demande le Maître et le Seigneur à son disciple qui l'a trahi. Comment vaincre la morosité de ces jours de confinement et d'épreuve si on a cessé d'aimer ? Alors, frères et sœurs bien aimés, demandons la grâce au Seigneur d'avoir un cœur brûlant d'amour comme l'est son Sacré-Cœur envers notre humanité.

 

A tous, nous vous souhaitons de tenir bon dans l'Amour du Seigneur et laissez la pluie bienfaisante de sa Miséricorde creuser en vous des sillons de fécondité, qui prépareront les récoltes consolantes d'une prochaine fin de confinement et un retour à la vie normale. Misericordias Domini, in aeternum cantabo.

 

Père Henri Jourdan

Père Pierre Dumoulin

Père Martin Tran, curé

 

 

 

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